Une fois n’est pas coutume, nous avons décidé aujourd’hui de vous parler d’une Histoire de la Truffe, telle que pouvaient l’appréhender nos aînés au XIXe siècle. Henri Bonnet, vice-président du Comice agricole et membre de la Chambre consultative d’Agriculture de l’arrondissement d’Apt, publia, en 1869 « La Truffe : études sur les truffes comestibles au point de vue botanique, entomologique, forestier et commercial. » Nous vous retraçons les principaux passages liés à l’Histoire de ce diamant noir.

Une belle histoire qui remonte à la nuit des temps

« Bien peu de produits de la terre ont, relativement à leur origine et à leur accroissement, suscité autant de discussions que la truffe. Considérée comme un végétal se reproduisant par semences, 371 ans avant notre ère, elle l’a été, du temps de Dioscoride et de Pline, comme une simple agrégation de certaines parties composantes du sol.

Il est bon de remarquer que, depuis le temps de Théophraste, on a cru à l’influence du tonnerre et des pluies orageuses de l’automne, sur sa production.

Dioscoride et Pline mentionnent deux espèces de truffes comestibles, la noire et la rousse, blanches au dedans. Il semble résulter que les Grecs et les Romains ne récoltaient pas les truffes noires d’hiver, les plus savoureuses pourtant et les plus parfumées.

Un peu plus tard, Arété, Rufus, Galien, Porphyre, Oribase, Aétius et d’autres encore ont partagé les erreurs de Pline. Au seizième siècle, François-Marius Grappaldus, Baptiste Platina de Crémone reproduisent dans leurs écrits les doctrines de l’illustre naturaliste romain.

Forêt de chênes truffiers
© L. Pascale – LaDrôme Tourisme

Une étude scientifique se développe à partir du XVIe siècle

Christophe Encelius pense que les truffes sont engendrées de la pituite des arbres et qu’elles se ramassent après les pluies d’orage sur une terre sablonneuse. Jean Gonthier d’Andernech, médecin de François 1er, attribue leur formation à la graisse de la terre. Philippe Lignamine se borne sagement à exposer que, « ces tubercules verruqueux naissent dans la terre sablonneuse, et que, blanches en automne, elles deviennent noires aux approches de l’hiver, et que parvenues à leur dernier degré de noirceur à l’intérieur, au commencement du printemps, elles pourrissent et sont pleines de vers. »

Puis, au XVIIe siècle, Ray et Mentzel commencèrent à admettre l’existence de semences dans les champignons et les truffes. Ainsi que Tournefort au dix-huitième, Geoffroy le jeune, observa réellement les corps reproducteurs des dernières.

A M. Tulasne enfin, revient l’honneur d’avoir fait les découvertes les plus importants. Il a trouvé les organes végétatifs de la truffe, son mode de reproduction ; et décrit un grand nombre d’espèces inconnues jusqu’à lui ».

Poignée de truffes
© L. Pascale – LaDrôme Tourisme

Pour connaitre la suite de l’Histoire de la Truffe, n’hésitez pas à vous rendre en Drôme des Collines ou provençale. Vous pourrez également vous balader du côté de St-Paul-Trois-Châteaux et visiter la Maison de la Truffe. Belle balade à vous et belle découverte.

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