L’Histoire de Nyons, de son canton et d’une grande partie du territoire de la Drôme provençale est directement liée à la culture de l’olivier. Pourtant, selon les époques, cette culture connut plusieurs désagréments qu’elle a toujours su surmonter.

qui a résisté aux intempéries au fil des siècles …

Lorsque nous essayons de faire parler les Archives, celles-ci nous donnent des renseignements précieux comme celui de la composition du territoire de Mirabel. Alors que la vigne occupe 1/16 de celui-ci, l’olivier en occupe 1/8, soit deux fois plus. Autant dire que la production d’huile peut être conséquente, et la perte pour une raison ou une autre tout autant. C’est ce qui est arrivé à la Buis-les-Baronnies entre 1707 et 1710. Les moulins en activité arrivaient à produire environ 7000 émines (environ 20 litres l’une) d’huile. Mais la commune doit faire face à la perte de leurs oliviers pour cause de grand froid. Celui-ci attaqua les oliveraies des villages environnant comme celles de Condorcet où fut demander une exonération de taille « attendu la perte totale des Oliviers ».

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© L. Pascale – LaDrôme Tourisme

Nous pouvons constater la même chose à Nyons au XVIIe siècle. Les consuls généraux demandèrent la « vérification du dommage causé aux oliviers par le mauvais temps, et « notamment par la neige qui tomba en dernier lieu et en arracha et rompit une partie. » A Mollans enfin, les comptes des receveurs Michel et Curnier nous renseignent sur le mauvais temps et « les pluies qui ont fait tomber les fleurs des oliviers ».

.. et à d’autres nuisances

A ces phénomènes météorologiques viennent s’ajouter deux autres facteurs tendant à dégrader la culture de l’olivier. A plusieurs reprises, des décisions prises par les consuls concernent la défense d’introduire le bétail dans les vergers à cause du grand nombre d’oliviers tués par les grands froids. D’autres textes enfin nous parlent de la vétusté de ces arbres et des vers appelés cirons ». Ainsi, ceux de Nyons nomment 4 à 6 gardes des oliviers  et veulent « faire payer aux maraudeurs 6 gros le jour et 12 la nuit, outre la restitution des olives. »

Tous ces constats amènent les consuls à prendre des décisions. Ainsi, à la Roche-sur-le-Buis, est émis un certificat « constatant que la communauté a été dégrévée en 1720 de 300 livres pour la perte des oliviers et de 580 en 1711. Ou encore celle prise à Mollans par un certain Duclaux, président de l’Election, qui donne une somme pour visite du territoire ensuite de la mortalité des oliviers.

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© L. Pascale – La Drôme Tourisme

En définitive, l’histoire du territoire nyonsais nous apprend que la culture de l’olivier a connu des hauts et des bas. Mais le dernier mot revient sans aucun doute à un document du XVIIe siècle qui dit que ce territoire reste « fort propre et convenable pour les oliviers ». Plus de tois sièlces plus tard, nous ne pouvons qu’approuver ces dires lorsque nous dégustons les olives de Nyons et leurs produits dérivés.

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