Nous avons déjà parlé dans nos précédents articles de l’Histoire de la colline de l’Hermitage, notamment à travers la célèbre chapelle et les bâtiments attenants. Il reste néanmoins à parler de ce qui recouvre cette colline, à savoir l’élément essentiel pour faire du vin : la vigne et le raisin.

Un vignoble qui résiste aux mauvais temps

Quelquefois vieilles et fragiles, quelquefois jeunes et farouches, mais toutes généreuses, les vignes de l’Hermitage connaissent des destinées différentes. Voici un état des lieux que nous apprend le document de 1767 déjà évoqué par ailleurs. Un notaire royal accompagné d’un bourgeois « se sont transportés sur un contenu de vignes, pays, herme et rocher situé au mandement de Tain, appelé l’Hermitage » ; et ont pu constater l’état des vignes. L’année 1766 n’avait pas été forcément très généreuse et clémente avec la vigne. En effet, l’hiver de cette année là fut si rude qu’il détruisit une forte partie de la culture. Il fallait alors envisager un arrachage systématique « des vignes de bas plan et de grand plan ».

Colline de vigne avec le Rhône et Tournon au second plan

Et une vigne cultivée avec soin

Les différentes observations mènent toutes à la même conclusion. Il faut envisager des replantations ou complantations. Le document nous mentionne que celles-ci étaient réalisées à l’aide d’un pal de fer. Et petit à petit les vignes venaient habiller à nouveau les terrasses de l’Hermitage, déjà façonnées depuis plusieurs siècles.

La pratique du provignage était alors très répandue. La technique était simple mais fastidieuse. On couche une branche de vigne (appelée provin), puis on la recouvre de terre afin qu’elle puisse prendre racine et fasse de nouvelles souches. Cette technique, régulièrement usitée dans la région, permettait le renouvellement des vignes.

Echalas dans la vallée du Rhône

Et c’est ainsi que le vignoble de l’Hermitage a pu traverser plusieurs siècles et être reconnu internationalement.

Alors aujourd’hui, lorsque vous vous baladez sur cette colline, imaginez-vous que des travailleurs de terre, des journaliers et autres vignerons ont continué à entretenir ce patrimoine et ces savoir-faire. Mais rien de mieux que d’aller à la rencontre de ces derniers afin de les entendre parler de leur métier avec passion.

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