Qui ne connaît pas l’histoire du célèbre chevalier de Sterimberg, à l’origine d’un vignoble non moins célèbre? Et si la chapelle bâtie est aujourd’hui un magnifique lieu de pèlerinage vinicole, cela n’a pas toujours été le cas. Bienvenus au pays de l’Hermitage.

Au début, un chevalier veut bâtir une chapelle …

Tout commence au XIIIe siècle lorsque le Chevalier Henri-Gaspard de Sterimberg revient blessé de la Croisade contre les Albigeois. Alors qu’il souhaite retrouver son Trièves natal, il s’arrête finalement au sommet d’une colline et décide de bâtir un ermitage. Après avoir demandé l’autorisation à Blanche de Castille, il y construit une chapelle dédiée à St-Christophe, sur l’emplacement d’un temple romain. Saint Christophe, qui aida Jésus à traverser une rivière, est encore aujourd’hui considéré comme le patron des voyageurs. Il n’est donc pas rare, en ces temps-là, de dédier à saint Christophe des sanctuaires le long de cours d’eau. Plusieurs d’entre eux se situent tout au long de la vallée du Rhône comme à Donzère ou, rive droite, à Cornas, sans oublier celui qui domine Tain-l’Hermitage.

Chapelle St-Christophe

Cette chapelle, huit fois séculaire, a depuis survécu plus ou moins bien aux épreuves du temps. Détruite, rebâtie, entretenue, son histoire peut se lire dans ses pierres et dans certains textes.

… aujourd’hui huit fois séculaire.

Ainsi en 1767, un document nous renseigne sur « l’état et description des bâtiments, vignes et fonds dépendants dudit hermitage ». Le lieu n’est pas forcément en bon état mais le descriptif nous est ainsi fait : « nous sommes transportés sur un contenu de terre vigne, pays, herme et rocher situé au mandement de Tain, appelé Hermitage, le tout joint ensemble, dans lequel contenu est une maison et une chapelle sous le vocable de St-Christophe. »

Aujourd’hui, nous pouvons encore observer par endroit certains de ces éléments descriptifs inventoriés. Ainsi, la terrasse, située au midi de ces bâtiments était accessible par une porte, aujourd’hui disparue. De cette terrasse, nous pouvions nous rendre dans un tinal, c’est à dire un endroit où se trouvait une cuve (tine en langue d’oc) pour faire le vin.

Chapelle de l'Ermitage entourée de vignes

Cet inventaire mentionne également du matériel qui servait à la culture de la vigne et à la fabrication du vin ; mais cela fera l’objet d’une prochaine chronique.

En attendant, profitez des paysages qui s’offrent à vous lorsque vous vous rendez sur cette colline qui n’a pas fini de révéler d’autres secrets.

Partager sur

Commentaires

Soyez le premier à poster un commentaire !

Lire plus Lire moins

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *